Poulet basquaise doré et parfumé
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Introduction
Je me souviens encore de cette après-midi ensoleillée, lorsque la maison s’est doucement remplie des parfums du Sud-Ouest. Le léger grésillement du poulet qui dore dans la poêle, ce petit crépitement qui promet un plat de caractère, accompagne les arômes du poivron fondant mêlé à la douceur acidulée de la tomate. C’est une odeur qui invite à s’installer, à prendre le temps. Le mélange des saveurs aux accents fumés et légèrement herbacés évoque les longues tablées familiales, où le bruit des couverts s’entrelace avec les rires. Quand la cocotte sort du four, la vapeur enveloppe la cuisine d’une chaleur douce, réconfortante, presque comme une accolade. Chaque bouchée croque sous la peau croustillante, avant de s’attendrir sous la sauce doucement nappante — une invitation à revenir encore, sans jamais se lasser.
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Résumé
- Donne : 4 portions
- Temps de préparation : 20 minutes
- Temps de cuisson : 50 minutes
- Temps total : 1 heure 10 minutes
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Ingrédients
- 4 cuisses de poulet (environ 1,2 kg)
- 3 poivrons (1 rouge, 1 vert, 1 jaune) – environ 450 g
- 400 g de tomates pelées en conserve
- 2 oignons moyens (environ 200 g)
- 3 gousses d’ail
- 10 cl de vin blanc sec
- 5 cl d’huile d’olive
- 1 bouquet garni (thym, laurier, persil)
- 1 feuille de piment d’Espelette (ou une pointe de poudre)
- Sel et poivre du moulin
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Préparation
1. Commencez par préparer vos légumes : épépinez les poivrons puis coupez-les en lanières épaisses. Émincez les oignons assez finement, ainsi que l’ail, que vous laisserez entiers ou légèrement écrasés selon votre goût.
2. Chauffez l’huile d’olive dans une grande cocotte à feu moyen. Pendant qu’elle se réchauffe, salez et poivrez généreusement les cuisses de poulet. Lorsqu’elle est bien chaude, déposez les morceaux côté peau vers le bas. Laissez-les dorer tranquillement jusqu’à ce que la peau soit bien colorée et croustillante, environ 8 à 10 minutes — ne les déplacez pas trop, la caramélisation se joue là.
3. Retirez le poulet et, à feu doux, faites revenir les oignons et l’ail dans la même cocotte, en grattant pour récupérer les sucs au fond. Laissez-les fondre doucement ; ils doivent devenir translucides sans brûler.
4. Ajoutez ensuite les poivrons, laissez-les s’imprégner de la matière grasse et légèrement rôtir, environ 7 minutes, en remuant de temps en temps.
5. Versez le vin blanc pour déglacer, laissez réduire quelques instants avant d’incorporer les tomates pelées avec leur jus. Ajustez la sauce avec le piment d’Espelette, le bouquet garni, du sel et du poivre.
6. Replacez le poulet dans la cocotte, peau vers le haut, et couvrez. Laissez mijoter à feu doux pendant 40 minutes. Surveillez la cuisson en piquant avec la pointe d’un couteau : la viande doit être tendre sans être sèche.
7. Avant de servir, retirez le bouquet garni et goûtez la sauce pour rectifier l’assaisonnement si besoin. La sauce doit être épaisse, nappante, avec ce petit équilibre entre douceur et acidité.
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Conseils
- Si vous ne trouvez pas de cuisses, des blancs de poulet peuvent aussi convenir, mais ajustez le temps de cuisson pour éviter qu’ils ne sèchent.
- Pour une version un peu plus douce, remplacez le vin blanc par un bouillon de volaille ou un jus de pomme.
- Vous pouvez ajouter une petite branche de romarin dans le bouquet garni pour une touche plus résineuse.
- Ce plat s’accompagne merveilleusement bien d’un riz basmati ou d’une polenta crémeuse qui absorbera la sauce.
- Pour conserver, placez le poulet basquaise dans un récipient hermétique au frais, il gagnera même en saveurs après une nuit.
- Si vous êtes pressé·e, la cuisson peut aussi se faire à la mijoteuse, en réglant sur doux pendant 4 heures.
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Présentation
Servez ce poulet basquaise directement dans la cocotte ou sur un plat de terre cuite pour garder toute la convivialité du Sud. Les couleurs chaudes des poivrons apportent de la vie à la table, tandis que la sauce vient délicatement napper la viande dorée. Un simple riz blanc ou une polenta crémeuse à côté permettra de recueillir chaque goutte de cette sauce parfumée. L’ambiance se fait douce, presque un peu languoureuse, invitant à s’attarder et partager ce moment autour du plat.
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Conclusion
Cuisiner ce poulet basquaise, c’est comme faire entrer un souffle de campagne dans la maison, chaleureux et sincère.

